lundi 29 avril 2013

dimanche 28 avril 2013

La délicatesse


Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir.

Maintenant, elle se demande si elle a bien fait.
C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme.
Réellement surprise.


     Le deuil au début du roman est exprimé non pas crûment  non pas avec jugement, mais d'une façon très douce. Des mots très simples, des réflexions touchantes, pour exprimer un désarroi, pour tenter de comprendre la reconstruction après une mort violente. Un roman d'une délicatesse, d'une douceur, magnifique. Très banal? Certes, mais ancré dans un quotidien qui pourrait être celui de chacun.
   Première expérience avec cet auteur et je ne manquerais par de recommencer. Pour conclure, je vous invite chaleureusement à plonger votre nez dans ce court récit dont on ressort revigoré, prêts à vivre enfin ce Carpe Diem dont on entend tant parler !


lundi 22 avril 2013

Journal super pas intime


     Tout a commencé un 1er janvier avec le ras-le-bol des messages d’amour, de joie, de prospérité de ces gens qu’on connaît à peine. Alors pour passer ses nerfs, Yaël s’est mise à écrire. Après cet épisode, elle a décidé de prendre sa plume une fois par semaine pour faire un point sur ses humeurs hebdomadaires. Des histoires de tous les jours, des raisonnements de toutes les minutes, des questions que l’on se pose chaque seconde… Journal super pas intime c’est un peu de nous, tous ses petits moments du quotidien qui nous donnent le sourire ou nous font pousser des coups de gueule.
     Ce qui était au départ un défouloir ludique via internet a pris de l’ampleur. Yaël a rassemblé aujourd’hui tous ces instants de vie, des « humeurs » à partager. À part ça, elle travaille dans un cabinet d’avocat, mais on s’en moque. Ce qui important c’est qu’elle est drôle.
     Son humour en a déjà séduit plus d’un dont Gad Elmaleh qui a écrit la préface de ce recueil.

     J'ai été vraiment déçu par ce livre, car je m'attendait à rire à toutes les lignes. D'après les critiques que j'avais lu, il était vraiment à lire!! En fait, il est écrit comme si l'auteure allait faire un spectacle et non comme un livre, ce qui est dérangeant. J'ai pensé tout le long que j'aurais aimé la voir sur scène pour raconter ces histoires, et non les lire, histoires pas toujours très drôles, d'ailleurs! 

mercredi 10 avril 2013

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi


     Souvent la vie s’amuse.

    Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
     Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…


     Difficile de quitter des personnages qu'on a temps aimer... Ce troisième tome est pour moi réussi, aussi bien que le deuxième. Les cent premières pages sont un peu longues mais après on se laisse happer par l'histoire et l'on retrouve avec plaisir Joséphine, Shirley, Gary, Zoé, Hortense et tous les autres. J'ai des idées de titres pour la suite : "Les éléphants sont moins rosses qu'on ne le pense", "Les hippopotames rêvent de ballerines en tutu"...
     Bref, cette saga est excellente, un vrai plaisir de la lire, cela détend, et ça renvoie aussi à pas mal de choses intimes… Chacun peut se retrouver dans un de ces personnages ou plusieurs d'ailleurs !
Je l'ai déjà fait pour les précédents tomes, je me répète, mais je vous en conseille vivement la lecture !



mardi 9 avril 2013

La valse lente des tortues


     Qu’un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s’en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l’argent de son best seller, celui que sa sœur Iris avait tenté de s’attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode.

     Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu’au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l’aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d’oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l’a chavirée. Le bonheur est en vue, à condition d’éliminer l’inquiétant Lefloc-Pinel, son voisin d’immeuble, un élégant banquier dont le charme cache bien trop de turpitudes.
     Autour de l’irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d’êtres bons et généreux. Comme dans la vie.


     Ce deuxième volet est largement plus farfelu que le premier (nous voici avec du vaudou et une réincarnation d'Einstein)
, avec beaucoup de surréalisme et les personnages déjà bien posés auparavant ne présentent plus le même mystère mais les rebondissements, agrémentés d’un soupçon d’intrigue policière sont bien présents. L’écriture de Katherine PANCOL est toujours aussi agréable, les états d’âmes de Joséphine si justement décrits... 
Cela reste donc un thriller gentillet à lire au second degré : une lecture pour la plage, quand on n'a pas envie de réfléchir...

lundi 8 avril 2013

Les yeux jaunes des crocodiles

     Ce roman se passe à Paris.
     Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.       Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie...




     L'histoire est simple, celle de deux sœurs et de leur entourage. L'une, Iris, sublime et parfaite, l'autre, Joséphine, moche et ratée, elles vont devoir faire face chacune à leur manière à des problèmes existentiels (le mari qui s'en va, les enfants qui grandissent, ...), tout cela autour d'un mensonge, mais une seule s'en relèvera, devinez laquelle ?
     Les critiques sont très mitigées... c'est soit j'ai adoré soit j'ai détesté...et ben moi j'ai adoré! C'est pas de la grande littérature, c'est un roman léger, facile à lire, un style plus parlé qu'écrit mais j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à suivre l'évolution de Joséphine et de sa petite troupe.
     Après faut savoir ce que chacun attend d'un livre, il y a des livres qui font réfléchir, (mais dans ce cas-là peut-être faut-il acheter autre chose qu'un best-seller...mais ça c'est mon opinion..), d'autres qui font rêver, d'autres qui traitent d'actualité... Ce livre on me l'a offert (merci Rébec!) et pour moi ça a été une façon de découvrir le style de Pancol, j'ai d'ailleurs acheté les autres tomes de la trilogie et je les lirai comme ce qu'ils sont: des romans frais, à lire en vacances...

dimanche 7 avril 2013

Rien ne s'oppose à la nuit

     La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.


     Ce livre m'a plongé dans une grande tristesse pour ces vies gâchées par des secrets de famille. Malgré ce sentiment, je n'ai pas pu m’arrêter de lire ces lignes sombres et en même temps pleine de couleur, de voir que malgré nos héritages familiaux, on peux se reconstruire et aller de l'avant. Chaque famille a ses problèmes mais ce n'est pas une fatalité, il faut juste "apprendre" à comprendre et à pardonner... Ce livre m'a beaucoup plus touché que ce que j'aimerai le dire... coup de cœur et coup AU cœur...




lundi 1 avril 2013

Le mec de la tombe d'à côté

     Désirée, veuve depuis peu, se rend régulièrement sur la tombe de son mari, mais par acquit de conscience essentiellement... Son mariage tenait plus du «copinage» que du grand amour. Au cimetière, elle croise souvent un homme de son âge, qui vient se recueillir sur la tombe d'à côté, et dont l'apparence l'agace autant que ladite tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Bibliothécaire, Désirée se consacre tout entière à son travail. Quant à Benny, il s'est retrouvé seul à gérer la ferme familiale et ses 24 vaches laitières après le décès de sa mère. 

     Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres pour qu'ils soient tous deux éblouis. 
C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse !



     Jusqu’au bout, le suspense : sauront-ils concilier leurs origines si différentes ?… 


     Chaque chapitre donne la parole à l'un des personnages, accentuant ainsi, plus que le ferait la description, le contraste qui les oppose. 
     Un livre pour se détendre et rêver, gentiment... Je vous le recommande sans hésiter. C'est une jolie histoire, à la fois tendre, drôle et pleine d'espoir.